La grande tradition du paysage monochrome est la plus vénérée en Chine. Peinte à l’encre, soulignée ou non de couleurs légères, les motifs montagneux et la discrétion des effets confèrent une apparente sobriété recherchée par l’esthétique lettrée ; une esthétique qui s’adresse à la dimension spirituelle, à l’imagination, et au sens poétique.
L’association d’un texte calligraphié aboutira à la parfaite réunion de la poésie, la calligraphie et la peinture.
La peinture taoïste traite nécessairement de sa doctrine, des divinités et des immortels qu’elle célèbre, peinte sur soie, elle est en polychromie de couleurs pures et vives.
Les thangka sino-tibétain offrent une vision des croyances himalayennes.
Les portraits d’ancêtres s’inscrivent dans la tradition du profond respect et de l’apologie de l’ancêtre. Les portraits impériaux donnent le ton aux portraits de mandarins.
La peinture religieuse japonaise est riche de son immense et complexe panthéon bouddhique.
Le paravent japonais dont la fonction est architecturale et décorative conduit à l’adéquation du lieu et du thème peint. Ainsi les sujets peint peuvent être une bataille historique, le débarquement des portugais (paravent nanban), une cartographie, l’illustration d’un épisode de conte, la représentation des saisons, de paysages, d’animaux…Les artistes de L’école de Rimpa et de l’école de Kano font faire valoir leurs talents sur ces paravents.