Peintures, meubles et paravents Agrandir

Peintures, meubles et paravents

Dans la tradition de la peinture chinoise et la peinture japonaise, le rouleau peint sur soie ou sur papier est dévoilé comme un trésor qu’on réserve aux amateurs éclairés. Les rouleaux verticaux (kakemono en japonais) pouvant rester suspendus le temps d’une saison tandis que les rouleaux horizontaux (makemono en japonais) sont posés sur une table et déroulés progressivement à la main, invitant le spectateur à voyager à travers un paysage de rivières et de collines, une cérémonie officielle ou encore une scène de vénération religieuse.
Montée en feuilles d’album, la peinture illustre volontiers les évènements historiques, le texte d’histoires fantastiques, ou les scènes érotiques des contes amoureux.
Dans la tradition picturale en Chine, on accorde une très grande place à la peinture de paysage monochrome. Les motifs montagneux sont peints à l’encre et parfois soulignés de couleurs légères. L’apparente simplicité et la discrétion des effets picturaux lui confèrent une sobriété recherchée par l’esthétique lettrée, une esthétique qui fait appel tant à l’imagination, au sens poétique qu’à la dimension spirituelle. On lui associe très fréquemment un texte calligraphié, aboutissant ainsi à la parfaite réunion entre poésie, calligraphie et peinture.
La peinture taoïste traite nécessairement de sa doctrine, des divinités et des immortels qu’elle célèbre. Peinte sur soie, elle se caractérise par sa polychromie aux couleurs pures et vives.
Les thangka himalayens proposent une vision de l’importance des croyances bouddhiques en Chine, au Tibet, au Népal.
Les portraits d’ancêtres sont issus de la tradition confucianiste de respect des ancêtres. Ils sont pratiqués dans toutes classes sociales et en tout premier lieu par les empereurs, lui permettant ainsi d’asseoir leur légitimité et de se situer dans une lignée dynastique.

La peinture religieuse japonaise est riche et extrêmement diversifiée, du fait de l’immensité et de la complexité du panthéon bouddhique au Japon.
Le paravent possède deux fonctions dans la tradition japonaise. Il permet de structurer l’espace en créant un cloisonnement dans l’habitat au Japon. Son second rôle est décoratif. Il est un support d’expression éminemment important pour les artistes au Japon. Ses thèmes peints sont généralement en adéquation avec le lieu où il est présenté. Les sujets sont très variés : batailles historiques, débarquement des Portugais (style Namban), cartographie, épisodes de la littérature classique japonaise, représentation des saisons, de la Nature, de paysages, des animaux… Les écoles Rimpa et Kano se sont particulièrement illustrée dans la réalisation des paravents peints.