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Bronze

Le bronze joue un rôle éminemment important dans la production d’œuvres d’art en Chine.

Ainsi dès les périodes archaïques des dynasties Shang (XVIe siècle av. JC – vers 1050 av. JC) et Zhou (vers 1050 av. JC – 221 av. JC), les fondeurs chinois maîtrisaient les techniques de fonte les plus avancées, créant des bronzes rituels aux décors luxueux et complexes.

Ces vaisselles cérémonielles anciennes chinoises en bronze de forme li, hu, jue, touhu, zun, gui, fangding des dynasties pré-impériales Shang et Zhou sont la principale source d’inspiration des bronzes Ming et Qing qui reproduisent leurs formes. Un hommage leur est également rendu au travers de la reprise de motifs décoratifs archaïsants tels que le masque de taotie, les dragons kui, animaux fantastiques ou motif leiwen que l’on retrouve sur ces vases, verseuses, brûle-parfums en bronze. Les dynasties Ming (1368 – 1644) et Qing (1644 – 1911) vont mettre au point des patines noir, marron clair, à décor de taches d’or (« goldsplash ») ou encore des bronzes incrustés de fils d’argent et d’or qui renouvellent l’esthétique des bronzes chinois.

Les bronzes religieux représentent également une part importante de la production artistique chinoise. Ainsi, les statuettes et statues de bouddhas, lamas, bodhisattvas en bronze finement ciselé et doré ou en bronze laqué et doré, ainsi que les précieux objets rituels (tibétains, sino-tibétains, népalais et chinois) guident la ferveur religieuse des adeptes du Bouddhisme, du Taoïsme et du Bouddhisme tibétain tantrique. Les nombreux bronzes à l’image de bouddhas, de gardiens et de bodhisattvas, tels que Manjusri, Avalokiteshvara (Guanyin), Tara… témoignent du rôle central occupé par ces religions en Chine et dans toute l’Himalaya (Népal, Tibet).

Les bronzes japonais se démarquent par leur véracité et leur naturalisme, tant dans les formes et le décor que dans le choix de la patine. Les artistes japonais des ères Edo (1600 – 1868) et Meiji (1868 – 1912) vont exceller dans les bronzes animaliers notamment.
Le raffinement et l’excellence technique s’illustrent à travers les objets sawasa dont les Européens seront tout particulièrement friands. Les bronziers japonais vont développer et mettre au point de nombreuses techniques d’ornementation du bronze dont notamment le célèbre alliage or et cuivre shakudo qui décore et protège à la fois les objets les plus précieux.