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Laque de chine

La laque est un matériau indissociable de la civilisation chinoise. La Chine a intensément développé l’art du laque.

La laque est un vernis issu de la sève de l’arbre à laque (rhus vernicifera). Elle est récoltée et employée en Chine depuis des temps très anciens. Ainsi, la laque est employée sur de nombreux objets dès la dynastie Han (206 av. JC – 220). Ces laques sont caractérisés par leur décor noir et rouge aux motifs imitant le textile. Sous les Song (960 – 1279), le retour à l’esthétique lettrée se ressent dans la production de laque. Les goûts des mandarins et des lettrés se tournent vers des laques noirs, de petit format et à l’esthétique sobre. La dynastie Ming (1368 – 1644) est véritablement un âge d’or pour les laques en Chine. Les artisans mettent au point de nouvelles techniques et se surpassent pour produire des fameuses laques rouges de Pékin. La réalisation de ces laques est extrêmement longue et complexe, les décors sont directement sculptés dans les milliers de fines couches de laque qui ont été préalablement posées sur l’objet. Ces laques étaient des objets d’exception réservés à l’usage de l’empereur de Chine et de la cour impériale. Il en est de même pour les laques polychromes tianqi. Les laques rouges de Pékin connurent également un vif succès sous la dynastie Qing (1644 – 1911) et notamment sous le patronage de l’empereur Qianlong qui les commanda en grand nombre aux ateliers impériaux pour son usage personnel.


Les laques burgautés, laqués en noir avec de fines incrustations de nacre, connurent un vif succès auprès des Européens qui les importèrent en grand nombre dès le XVIIe siècle. Le mobilier et notamment les paravents en laque de Coromandel furent également extrêmement recherchés par les Occidentaux.